LA PARAMYXOVIROSE: (ou maladie de newcastle)

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LA PARAMYXOVIROSE: (ou maladie de newcastle)

Message par leporcq rémi le Ven 5 Juin - 19:45

Agent en cause : paramyxovirus de type 1 (PMV1) 3 types de virus classés en fonction de leur pouvoir pathogène :
virus lentogènes : peu dangereux
virus mésogènes : troubles et mortalités très variables
virus vélogènes : très virulents, ils peuvent causer la mort de beaucoup de pigeons. Cette forme est classée comme MLRC (Maladies Légalement Réputées Contagieuses) à déclaration obligatoire
Symptômes :
Le pigeon boit beaucoup, ne mange presque plus, a une diarrhée verdâtre très liquide (50 % des cas) puis très souvent c'est le système nerveux central qui est touché avec des troubles caractéristiques; des oiseaux peuvent : marcher à reculons, ne pas réussir à picorer des grains, avoir des convulsions, dévier la tête sur le côté, avoir une parésie des ailes et des pattes etc. Des souches de virus ont des préférences sur le lieu de multiplication :
souches pneumotropes : voies respiratoires (rare)
souches viscérotropes : système digestif
souches neurotropes : système nerveux
d'où une maladie plus ou moins grave. La transmission se fait directement ou indirectement à partir des sécrétions des pigeons contaminés
Traitement :
Aucun L'abattage des pigeons est obligatoire en cas de paramyxovirose MRC confirmée

complément d'informationsVirus de la famille des Paramyxoviridés, du genre Rubulavirus

Température : Inactivé à 56°C/3 h ou 60°C/30 mn
pH : Inactivé à pH acide
Agents chimiques : Sensible à l'éther
Désinfectants : Inactivé par le formol et le phénol
Résistance : Résiste pendant de longues périodes à température ambiante, notamment dans les matières fécales


ÉPIDÉMIOLOGIE
Hôtes
Nombreuses espèces d'oiseaux, aussi bien domestiques que sauvages
La mortalité et la morbidité varient selon les espèces et en fonction de la souche virale
Parmi les volailles, les poulets sont les plus sensibles, les canards et les oies les moins sensibles
Le portage de virus peut exister chez les psittacidés et chez certains autres oiseaux sauvages
Transmission
Contact direct avec les sécrétions, notamment les matières fécales des oiseaux infectés
Aliments, eau, instruments, locaux, vêtements, etc., contaminés
Sources de virus

Sécrétions bronchiques, matières fécales
Toutes les parties de la carcasse
Les virus sont excrétés pendant la période d'incubation et sur une période limitée au cours de la convalescence
Il a été montré que certains psittacidés excrètent des virus par intermittence pendant plus d'un an
Répartition géographique
La maladie de Newcastle est endémique dans de nombreux pays du monde. Certains pays européens sont indemnes depuis plusieurs années.
Pour obtenir des informations plus complètes, se référer aux numéros récents de Santé animale mondiale et du Bulletin de l'OIE.

DIAGNOSTIC
La période d'incubation dure de 4 à 6 jours.
Diagnostic clinique
Signes respiratoires et/ou nerveux :
Dyspnée et toux
Ailes tombantes, pattes traînantes, torsion de la tête et du cou, déplacements circulaires, dépression, manque d'appétit, paralysie complète
Arrêt partiel ou total de la production d'oeufs
Déformation des oeufs dont la coquille est rugueuse et fine, et qui contiennent un albumen aqueux
Diarrhée aqueuse verdâtre
Gonflement des tissus périoculaires et du cou
Morbidité et mortalité sont fonction de la virulence de la souche, du degré d'immunité vaccinale, des conditions d'environnement et de l'état des oiseaux de l'élevage
Lésions
Aucune lésion macroscopique n'est pathognomonique Plusieurs oiseaux doivent être examinés avant d'avancer un diagnostic présomptif
Le virus doit être isolé et identifié avant de conclure à un diagnostic définitif
Lésions possibles :
oedème du tissu interstitiel ou péritrachéal du cou, surtout au niveau du bréchet
congestion et parfois hémorragie sur la muqueuse trachéale
pétéchies et petites ecchymoses sur la muqueuse de l'estomac glandulaire, concentrées autour des orifices des glandes à mucus
œdème, hémorragies, nécrose ou ulcérations du tissu lymphoïde de la muqueuse intestinale
œdème, hémorragies ou dégénérescence des ovaires
Diagnostic différentiel
Choléra aviaire
Influenza aviaire
Laryngotrachéite
Variole aviaire (forme diphtérique)
Psittacose (chlamydiose) chez les psittacidés
Mycoplasmose
Bronchite infectieuse
Maladie de Pacheco du perroquet (psittacidés)
Erreurs d'élevage (insuffisance d'eau, d'air, de nourriture, par exemple)

Diagnostic biologique
Procédures
Identification de l'agent
Inoculation à l'oeuf de poule embryonné de 9 à 11 jours, puis :
recherche de l'activité hémagglutinante
inhibition de l'hémagglutination par de l'antisérum spécifique du virus de la maladie de Newcastle
Évaluation du pouvoir pathogène
Test des plages sur des cultures de fibroblastes d'embryon de poulet
Délai moyen de mortalité des oeufs de poule embryonnés
Indice de pathogénicité intracérébrale chez des poussins d'un jour
Indice de pathogénicité intraveineuse chez des poulets de 6 semaines
Tests sérologiques
Test d'inhibition de l'hémagglutination
ELISA
Prélèvements
Identification de l'agent
Prélèvements trachéaux et cloacaux par écouvillonnage (ou prélèvements fécaux) chez les oiseaux vivants, ou à partir d'organes et de fèces regroupés, provenant d'oiseaux morts
Tests sérologiques
Échantillons de sang coagulé ou sérum
PRÉVENTION ET TRAITEMENT

Il n'existe pas de traitement
Prophylaxie sanitaire
Isolement rigoureux des foyers
Destruction de tous les oiseaux infectés ou exposés
Nettoyage soigneux et désinfection complète des locaux
Élimination e des carcasses
Lutte contre les parasites dans les élevages
Respect d'un délai de 21 jours avant réintroduction de nouveaux effectifs
Pas de contact avec des oiseaux dont l'état sanitaire n'est pas connu
Surveillance des contacts avec les personnes
Présence, de préférence, d'une seule classe d'âge par exploitation
Prophylaxie médicale
La vaccination avec des vaccins à virus vivants et/ou sous forme d'émulsion huileuse peut réduire considérablement les pertes dans les élevages de volailles.
Les souches vivantes B1 et La Sota s'administrent dans l'eau de boisson ou en vaccination de masse par aérosol ; elles sont parfois administrées par voie intranasale ou intraoculaire. Les poussins en bonne santé peuvent être vaccinés dès les quatre premiers jours de leur vie mais les vaccinations pratiquées à la seconde ou à la troisième semaine sont plus efficaces.
Certaines autres infections (à Mycoplasma) peuvent aggraver la réaction vaccinale. Il convient alors d'utiliser des vaccins à virus tué.
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Traitement préventif

Message par leporcq rémi le Mar 15 Sep - 15:52

vaccination (Colombovac PMV ou Nobilis P201).
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